INTERVIEW EXCLUSIVE DE TONTON ! (Akhänguetno et sa bande)

Je remercie TONTON de m'avoir accordé cette interview en exclusivité!

Ce fut la plus exotique jamais vécue encore!

Je vous laisse la lire et la savourer comme il se doit...

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire

que j'en ai eu à recevoir TONTON et vivre ce moment surréaliste!

INTERVIEW EXCLUSIVE DE TONTON ! (Akhänguetno et sa bande)
  • Bonjour Tonton... Enfin, puis-je vous appeler ainsi ? 
  • Non, pas ainsi, appelez-moi Tonton, on va pas commencer les familiarités !
  • D’accord... Excusez-moi, mais puis-je vous demander qui est ce monsieur…?
  • Lui ? C’est rien.
  • Eh, boss, c’est rien ? Tu pousses un peu là…
  • Bon, Gérard, Nathalie, Nathalie, Gérard. Voilà, z’êtes contents ?
  • Moi oui, boss.
  • Gérard ? Celui à qui vous pouvez tout dire mais qui comprend n’importe quoi, c’est ça ? Ahhhhh ! Voilà qui m’éclaire !
  • Qui éclaire quoi ?
  • Gérard est mon complice et garde du corps. On ne sait jamais.
  • Salut la petite dame.
  • Et bien, ravie de vous recevoir ici, Gérard. Bon... Voulez-vous boire quelque chose ? Un Perrier ? Un soda ?
  • Quoi ? Avec une paille, aussi ? Dis-donc, la souris, c’est une fête d’anniversaire, c’est ça ? Tu vas me sortir des Petits Lu, tant que tu y es ? Apporte un truc à étiquette, là. Je vois des goulots qui dépassent. Ah, tu sais les planquer tes boutanches, hein. Mais on me la fait pas moi ! Allez, fais voir tes liqueurs !

Je lui sors donc plusieurs bouteilles d’alcool : Cognac, Williamine, Malibu, Whisky, Rhum, tout en prenant bien garde de ne pas trop me pencher en les prenant dans le buffet, Gérard étant assis juste derrière moi.... Je sais que lorsque le Tonton boit, il devient vite ingérable mais... Je n’ai pas vraiment le choix. Il observe les bouteilles puis saisit l’alcool de poire et s’en sert un verre généreux ! Gérard, quant à lui, se sert un Cognac. Avec ces deux loustics, je n’ai pas intérêt à faire traîner le rendez-vous...

-   Merci de m’avoir accordé cette interview. C’était inespéré pour moi...

  • Je t’en prie, voyons, tout le plaisir est pour toi. Bon, maintenant si on pouvait passer la seconde, ça m’arrangerait. C’est pas que je sois booké en ce moment, mais j’ai deux trois trucs sur le feu, je voudrais pas que ça crame. Qu’est-ce que tu veux savoir ?
  • Je viens de lire le livre de Samuel Sutra, « Akhängueutno et sa bande », livre qui raconte un moment de votre vie. Un moment assez incroyable d’ailleurs ! Je ne vous connaissais pas jusqu’à ce livre, même si Samuel Sutra avait déjà écrit par le passé deux de vos aventures. Qu’avez-vous pensé de la façon dont il relate cette dernière histoire ?
  • Ça recommence ! Encore Sutra et ses bouquins ! Lui ? Qu’on me l’amène et j’en fais du talc ! Non mais t’as vu comment qu’il cause de moi et de mon équipe ? Écrivaillon du dimanche ! Je l’ai croisé qu’une fois, à la Closerie. Au début, on me présente Alain Minc, on me dit « Tiens, c’est ton biographe ». Bon, j’ai gueulé et j’ai demandé à voir le vrai. Alors on me dit : « Ah, le vrai, ben c’est lui, là ». Moi j’ai ouvert des yeux tout ronds et j’ai cherché partout. Parce qu’en fait, l’est tout petit le Sutra! Il était niché entre deux tabourets de bar. Pour tenir son stylo d’une main, il doit s’accrocher à la chaise de l’autre, sinon y’a tout qui bascule. Moi, je m’ai dit « Bon, faut pas juger au physique, ça s’trouve, il écrit bien ». Des clous, ouais ! Faut pas juger, faut pas juger… À un moment, l’évidence s’impose. C’est un peigne-zizi ! Faut pas croire tout ce qu’il raconte, c’est du tricot ! Moi, je suis un truand, un vrai, un certifié, j’ai mon AOC et tous mes tampons ! Le jour où ils feront un salon, comme celui de l’agriculture mais pour la truande, t’auras tout le gotha qui viendra me tâter les miches ! Et lui, là, le Sutra, vas-y que je fais des effets de manche histoire de faire rire la galerie, que je place des bons mots, que je vais puiser dans les paraboles. Je crois qu’il compense, mais ça reste entre nous. Mais Sutra, un conseil, je serais lui, je parlerais pas de moi sur ce ton. Enfin, il serait moi, il ferait mieux de… Ah, merde, j’ai jamais réussi avec ces tournures… Bref, embraye poupée, ça m’a mis de travers ta question, là.
  • C’est tout de même grâce à lui que je vous ai découvert !
  • Grâce à lui ? Tu veux dire à cause, je suppute ! Il t’est jamais venu à l’idée que les gars de ma branche usinent dans l’ombre, non ? Avoir un scribouillard qui tartine mes plans les plus audacieux sans prendre le soin de changer un seul blase, c’est un coup à se retrouver au placard ! Non, moi je dis, Sutra, il nuit au métier. Et c’est pas un business où embrouiller le terrain se fait sans incident. La facture tombera, crois-moi. Ses conneries, il finira bien par les payer !
INTERVIEW EXCLUSIVE DE TONTON ! (Akhänguetno et sa bande)INTERVIEW EXCLUSIVE DE TONTON ! (Akhänguetno et sa bande)
  • Alors, ce qui m’a vraiment surprise mais séduite en découvrant cette histoire, c’est votre univers, votre personnalité. Au premier abord vous êtes plutôt loufoques, voire un peu... et puis l’on s’aperçoit que tous ceux qui vous entourent sont finalement dans le même esprit que vous. Les personnages avec lesquels vous faites équipe sont de drôles de gars sauf peut-être Mamour. Assez étonnant vu votre réputation, de s’entourer de tels « loosers » ?
  • Dis, Gérard…
  • Oui, boss ?
  • Va me chercher un truc dans la bagnole.
  • Quoi donc ?
  • N’importe quoi. Le premier truc qui se présente…

(Gérard part faire ce que Tonton lui demande sans réfléchir...)

  • Voilà… Voilà… C’est bon ! Dis-donc, la souris, comment tu parles de mon équipe, là ? Et en présence de Gérard en plus ? Mais t’es pas bien ? C’est plus de l’inconscience, c’est du suicide assisté ! Tu sais pas que niveau psychologie, Gérard a moins de finesse qu’une pelle à gâteaux ? Bon, j’avoue, mes gars, la plupart ont la pellicule qui a pris le jour. Ce qu’ils comprennent est toujours un peu voilé. Mais quand même, des loosers, là, t’abuses. Il est où ton mec ? Faut qu’il te tienne un peu, ma fille, un jour, va t’arriver des bricoles
  • (La porte d’entrée s’ouvre, Gérard revient)
  • Bon, passe à autre chose toi, revoilà le Nobel.
  • Tiens, boss, je t’ai pris ça. Ça ira ?
  • Parfait Gérard ! Nickel ! Un allume-cigare ? Impeccable, riche idée ! Tiens, assis bonhomme, la dame allait poser une autre question, une bonne, pas froissante.
  • Bon, (je ne sais même plus où j’en suis dans mes questions...) Et Donatienne, votre « bonne à tout (rien) faire» ? Quel personnage ! Honnêtement, elle est tout de même inefficace non ? Cependant vous la gardez auprès de vous... étonnant. Toutefois, je la trouve très drôle, surtout quand elle vocifère à la fenêtre et finit par basculer dans le vide...!
  • Alors, la Baronne Donatienne, c’est un casting un peu hasardeux. Je pourrais te dire que je l’ai recrutée sur le physique, mais elle a moins de poitrine qu’une souris blanche et niveau chicots, elle a le portail qui prend l’air. Je vais pas te la faire, j’ai pas toujours les CV, on embauche un peu au p’tit bonheur. Dans l’autre biographie que… machin a pondu, il explique un peu l’origine du drame. J’avais besoin de remettre « Môssieur » Gérard à niveau, question bonnes manières et tenue à table. Tu vois, quelqu’un qui lui apprenne à faire ses lacets tout seul sans finir avec le museau sur le parquet. Elle n’a pas vraiment réussi et lui, au final, il s’est mis aux mocassins. Mais tu sais, quand on dit « Baronne », pour Donatienne, c’est histoire de se donner un genre. Elle a dévalé la pente sociale sur le derche depuis longtemps, elle en a paumé sa particule au passage. Elle a plein de qualités. Si, si. Mais elle picole.
  • Ah, ça, oui, qu’elle picole la vieille !
  • Gérard !! Mets des guillemets quand tu parles d’une dame. Elle aime se griser, voilà tout.
  • Se griser...Vous êtes diplomate pour une fois Tonton...! Professionnellement, vous avez suivi la voie ouverte par votre père mais jamais vous n’avez eu envie d’être un M. tout le monde ? Marié à une charmante femme, père de deux enfants, un labrador courant dans le jardin et aboyant gaiement en votre absence, et qui vous fait la fête en remuant la queue lorsque vous rentrez et partir le matin travailler au bureau ... ?
  • Je sais pourquoi t’as que du Perrier à refourguer et qu’il te reste que des trucs imbuvables ! Tu t’es envoyé ta cave, là ! T’es cuite à point ! Moi, marié ? Je suis comme notre grand taulier, moi. Le mariage pour tous, mais pas pour moi. Tu sais ce qu’a dit Sartre sur le mariage : « L’enfer ? Chez les autres ! » Et puis, tu sais, j’ai la bavure facile. Mets-moi une daronne entre les mains et, parole, si elle me cause un peu trop haut, je vois la scène d’ici, je la défunte. Mais bon, je sais ce que tu vas me dire. Pour le radada, tout ça…
  • Ah, non, je n’allais pas vous parler de ça…
  • Ah bon ? Ça t’intéresse pas ?
  • Ce n’est pas la question… ! Poursuivons. On dit que vous êtes un truand, un bandit ? Ces termes vous conviennent-ils ?
  • Un truand ? Un bandit ? T’as rien de plus lourd ?! T’as qu’à dire que j’arrache des sacs aux vieilles aussi ! Que je grille des feux ! Je suis un artiste, moi ! C’est de la haute voltige, quand j’élabore. La jurisprudence du Code, c’est à bibi qu’on la doit. Sans moi, il ferait trois feuilles, comme du temps du Corse !
  • Je comprends. (Ne surtout pas le froisser...) Alors l’auteur vous décrit assez précisément dans la première scène du livre mais j’aimerais avoir votre version. Lorsque vous apercevez ces trois lascars en train de creuser un trou de la taille d’une baignoire dans votre parc au beau milieu de la nuit, à quoi avez-vous pensé de suite ?
  • À enfiler mon peignoir. Je ne supporte pas de dégainer mon pétard avec les joyaux au vent. Avec ce foutu recul on ne sait jamais. Et après, à leur aérer les esprits à ces fumiers, à grands coups de 45. C’est important, le calibre. Y’a des règles. Du bruit sous ma fenêtre, j’utilise du 38. Un trou dans ma pelouse ? Du 45. J’ai aussi de l’artillerie lourde à la cave. Là c’est plus pour le manque de respect, mais je fixe rendez-vous. Je dors pas avec la grosse Bertha sous l’oreiller non plus.

Vous étiez quand même loin d’imaginer qu’il s’agissait d’une telle histoire ?

- Ben ouais, boss, faut être honnête !

- Commence pas les insultes, Gérard ! Oui, j’avoue, je voyais l’embrouille un peu plus modulée. Moins dans le hors norme. J’suis un peu comme tout le monde, ma p’tite dame. Quand j’entends des sabots, je pense cheval, pas zèbre. Des mecs qui plantent leur pelle dans mon parc, me suis dit en dedans : « cherchent les emmerdes ? Vont les trouver ! ». Je pensais pas qu’il venait me déterrer un truc commac’. Tout de suite, j’ai pensé qu’ils venaient récupérer un macchabée dont au sujet duquel ils voulaient récupérer les papiers ou la montre gousset. J’enterre en bloc, moi, je détaille pas.

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  • Mais après ? Vu que ce n’était pas ce que vous pensiez, enfin du moins dans un premier temps, pourquoi avoir voulu à tout prix savoir qui étaient ces types et pourquoi ils avaient creusé ce trou, etc. ? Dans la mesure où vous n’êtes pas super clean et avez beaucoup d’histoires à votre actif... À votre place, j’aurais fait profil bas... Rien ne vous arrête donc jamais ?
  • Oula, bon. Je vais tenter de t‘éclairer la miss, parce que j’ai un peu l’impression que tu roules de nuit.
  • Eclairer quoi ?
  • Chut, Gérard, laisse parler papa ! Bon, ma jolie... Imagine ta meilleure copine qui se pointe au bureau avec la même robe que toi ! Et qui, en plus, te tape ton vernis à ongles, en puisant carrément dans ton sac. T’aurais pas comme des envies de l’empailler vive, la frangine ? Bon, ben voilà. Moi, c’est juste plus sérieux, c’est tout. Des gonziers ont pris ma pelouse pour un champ d’asperges, m’ont creusé un puits dedans, moi je suis comme toi avec ta copine : rien ne m’arrête !
  • Pour votre information, je ne mets pas de vernis à ongles, ni de robes, ça élimine rapidement ce genre de situation... Si vous me suivez ?...
  • Boss ? J’ai pas compris... On la suit où ?
  • La ferme ! Passe-moi le Cognac!

(La bouteille d’alcool de poire était quasiment vide et Tonton attaquait le reste de Cognac ! Ce n’était pas bon signe tout ça...)

  • Bon ! Vous avez donc cherché mais ne trouvez rien de bien concluant. Vous faites appel à cet égyptologue, pensant trouver de l’aide, mais je dois bien dire que vous n’avez pas eu le nez fin sur ce coup là...
  • Adresse-toi aux ressources humaines, là, à côté !

(Je regarde Gérard, le Cognac le fait sourire aux anges...Il s’aperçoit qu’on attend sa participation...)

  • Hé mais boss, j’t’ai dit, j’pouvais pas deviner pour l’obéliscologue… Ils se ressemblent tous, ces mecs ! Le velours côtelé, quand t’as que ça qui se promène, tu prends le premier costard qui se présente et tu l’emballes. J’allais pas lui demander ses fafs, non plus…
  • Il y a aussi d’autres coups où vous n’avez pas été très rusés non plus, d’ailleurs...
  • Oui, alors, on se calme un peu sur les basses, parce que ton pedigree à toi, en cherchant bien, hein… T’as bien une chronique ou deux où tu t’es pris les pieds dans le tapis, non ? J’ai des noms, m’oblige pas à déballer…
  • Oui mais je ne prétends pas être THE big boss de la chronique! Bon...bref, c’est tout de même une étonnante découverte non ? Tout le monde n’a pas un pharaon enterré dans son jardin !!

(Tonton se lève, ouvre les bras, m’offrant sa personne en spectacle)

  • Eh, regarde. Gave-toi les yeux, un peu. Admire. Touche, vas-y, fais-toi plaisir. T’en voudrais du comme ça, non ? J’suis pas n’importe qui non plus. On parle de Tonton, là. Moi, quand j’ai un truc enterré dans mon jardin, c’est pas un demi-poireau ou la pantoufle à Tatie. Je donne dans le grandiose. Moi, le seul truc qui a le droit de finir enterré dans mon parc, c’est un pharaon, la tour Eiffel ou le Titanic, à la rigueur. J’abrite pas à moins !
  • Pourtant, on vous sent inquiet, tendu lorsque vous découvrez que l’affaire se révèle plus compliquée que vous ne le pensiez, que vos hypothèses ne sont pas concluantes et que votre curiosité vous a mis dans un sale pétrin.
  • Non, mais encore une fois, tu confonds tout. Y’a le bouquin de mon biographe à la petite semaine, et il y a le vécu. T’y étais pas, tu peux pas savoir. J’avais tout de suite deviné ce qui se tramait un truc, moi. J’ai du flair, à t’en trouver des truffes sous un rosier ! Le pharaon, j’ai vite deviné où il était, qui me l’avait pris et combien on allait en récupérer.
  • Ah ? Mais on a récupéré combien, au fait boss ?
  • Ben ce que je t’ai donné, Gérard. C’est ta part. Tu peux recompter, à une brouette près, on est justes.
  • Ca doit être sympa de travailler avec vous. À la fin de la lecture du livre, j’avais presqu’envie de faire partie de votre équipe parce que finalement, il ne peut rien arriver à vos gars. Vous êtes prêts à tout pour obtenir ce que vous voulez. Pierre par exemple, vous l’avez libéré, certes à votre manière mais il n’est pas mort !

(Gérard s’effondre sur la table !)

  • Ah ! Voilà ! Mais non, mon Gérard, pleure pas. Il va bien, ton débile. Vous respectez rien, vous ! C’est trop frais, cette histoire. Mon pauvre Gérard, son neveu qui se fait enlever, qui passe à ça… même pas, plutôt à ça, de prendre une bastos dans le citron, et vous, vous évoquez ça comme si c’était soirée diapo !
  • Dis boss…
  • Oui, mon Gérard ?
  • Elle veut faire partie de la bande, la dame ?
  • Non, non, Gérard. Reste calme et arrête ces yeux, là. J’aime pas quand tu regardes les gens comme ça. Embrayez, vous !!  (Le Gérard a les yeux reluisant et maintenant un léger strabisme... Je crois qu’il est temps d’écourter l’interview...)
  • Vous avez un parler à la Audiard. Vous a-t-il inspiré ou bien est-ce lui qui s’est inspiré des types dans votre genre ?
  • J’en ai l’accent. Quand tu nais dans le sud-ouest, tu mets des « putain, con » à chaque phrase. C’est pas pour autant que tu racontes la même chose que ton voisin de zinc. La truande, c’est pareil. C’est fleuri. Ça chante. Audiard, Boudard, Dard, y’a pas comme un écho qui chante un peu là ? Quand on les entend parler une fois, ces bonshommes, forcément, on contracte un accent.
  • Etes-vous satisfait de la fin de l’histoire ?
  • Très. Mais une chose, ma jolie. Avec Tonton, l’Histoire ne s’arrête jamais. Sutra a écrit ce que j’ai bien voulu lui filer, assez pour qu’il prenne sa monnaie et qu’on vienne pas m’enquiquiner. Mais si tu savais… Si t’es gentille, je te montrerai un truc. Mais t’en parles pas, hein… ?
  • L’ardoise de Guy Lafosse est-elle effacée, ou l’avez-vous encore enfumé ?
  • Là, tu tapes dans l’intime. Mais, bon, je dirai simplement qu’on est encore en négociations. Faudrait pas qu’il cherche à trop pousser la diplomatie, parce que Gérard ici présent pourrait très bien se méprendre sur une directive obscure et mal interpréter une consigne, si tu vois de quoi je cause…
  • Des projets en cours ou à venir ?
  • Je t’en parlerai pas, tu serais foutue de l’écrire ! Si je décide un jour de remonter l’équipe pour un autre coup du siècle, de laisser Sutra intituler son recopiage « Le bazar et la nécessité », t’en sauras rien. Dis voir, le grand monsieur baraqué qui vient d’entrer, c’est ton frère ?
  • Non, mon homme, pourquoi ?
  • Non. Pour rien…
  • Vous disiez « Le bazar et la nécessité » ? Encore un grand moment de lecture ! Des indices ?
  • Il veut pas sortir, le grand Monsieur là….

(Mon homme est dans la pièce. Je voisTonton le regarder d'un drôle d'œil...Je me lève pour lui demander de sortir...)

- Tonton, que puis-je vous souhaiter pour la suite ? Une retraite paisible ?

  • Une retraite ? C’est pour ceux qui cotisent, ça. Moi, le jour où je raccrocherai, c’est que le guignol aura fini de battre. Mais c’est pas pour tout de suite !

(Les deux bouteilles sont vides. Gérard est endormi sur la table...Tonton a des vapeurs et se lève...)

  • Si un jour vous cherchez une femme dans votre équipe, n’hésitez pas à me contacter, j’ai des compétences qui je pense, pourraient vous être utiles pour certaines de vos opérations.  
  • Vous savez faire péter des trucs… ??
  • Avez-vous une carte à me laisser? Je vous appelle dans la semaine pour en parler... (Tonton me glisse une carte sur la table et regarde Gérard )
  • Gérard!!! On mets les bouts!
Samuel SUTRA et... des Tontons...

Samuel SUTRA et... des Tontons...

Merci d'avoir lu cette longue interview!

Comme vous avez pu le constater, TONTON n'est pas n'importe qui, même s'il aurait tendance à faire n'importe quoi...

Pour le découvrir encore plus, ainsi que sa fine équipe, je vous invite fortement à lire les livres de SAMUEL SUTRA, un auteur talentueux. Cette interview vous est offerte comme un apéritif... Mais ce n'est qu' un petit reflet de ses livres...

MERCI Samuel pour ce très bon moment de lecture, et merci aussi de m'avoir aidé à maîtriser TONTON !!! 

 

 

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