"LANDRU"

Edition Télémaque - Auteur : Éric Yung – 248 pages – 200 images ---EXPOSITION de mai à septembre à Paris (voir en bas de page)

Edition Télémaque - Auteur : Éric Yung – 248 pages – 200 images ---EXPOSITION de mai à septembre à Paris (voir en bas de page)

Un si petit fourneau peut-il brûler dix femmes ?

 

 Voici qui devrait ravir les FANS de Thriller/Polars:

un livre sur l'enquête liée à l'affaire LANDRU,

le célèbre tueur en série et criminel français,

surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais » qui,

pendant deux années  fit la une des journaux.  

 

Cet homme, marié et père de quatre enfants à tué, découpé et brulé des femmes afin de faire main basse sur leur compte bancaire. Il fut arrêté en avril 1919 pour le meurtre de dix femmes à qui il avait proposé le mariage. La découverte de restes humains calcinés dans sa villa de Gambais (Yvelines) fit condamner à mort Landru, qui reconnut avoir volé et escroqué ses victimes présumées, mais qui nia toujours les avoir tuées.

C'est en 1893, après son service militaire que Landru commença  sa carrière...d'escroc. Allant d'escroquerie en escroquerie sous de faux noms, il collectionna les condamnations:  peines d'amende et prison. Entre 1900 et 1912, Il fut condamné à 7 reprises, et ses escroqueries envers les femmes commencèrent dès 1909.

Lors de sa quatrième condamnation, il fut déporté au bagne en Guyane. Landru, savait que la détention en Guyane se passerait dans des conditions extrêmement difficiles. Il s'en échappa mais il est possible que cette condamnation ait joué un rôle dans majeur dans sa transformation en assassin.

En décembre 1914, il loua une villa à Vernouillet où quatre femmes y disparaîtront. A partir de 1915, pour se procurer des revenus, Landru  passa des petites annonces dans un journal matrimonial puis loua une villa à Gambais en décembre 1915, sept femmes y disparaîtront.

Landru n’était pas un bel homme, loin de là mais un véritable séducteur. Il avait du verbe, de la classe et savait manier la langue française avec élégance lui permettant de charmer toutes les femmes. Se faisant passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d'une certaine aisance, il séduisait les femmes seules qui possédaient quelques économies et surtout, qui menaient une vie suffisamment isolée de leur entourage.

Landru et ses prétendantes - La maison de Gambais. (cliquez sur les photos pour les agrandir)Landru et ses prétendantes - La maison de Gambais. (cliquez sur les photos pour les agrandir)Landru et ses prétendantes - La maison de Gambais. (cliquez sur les photos pour les agrandir)

Landru et ses prétendantes - La maison de Gambais. (cliquez sur les photos pour les agrandir)

À force d'éloquence, il faisait signer à ses victimes des procurations lui permettant de faire main basse sur leurs comptes bancaires. Ensuite, il assassinait ces dames naïves, puis faisait disparaître le corps en le brûlant dans le fourneau des villas qu'il louait. Les habitants de Gambais disaient être dérangés par les odeurs nauséabondes s'échappant de la cheminée à des périodes où le chauffage n'était pas indispensable. Toutefois, comme Henri Landru se montrait assez discret dans l'accomplissement de ses crimes, les faits resteront dans l'ombre jusqu’au procès.

L'examen des papiers personnels de Landru et en particulier son carnet de compte, méticuleusement tenu révélèrent une grande escroquerie:

  • 283 femmes étaient entrées en contact avec lui suite aux annonces matrimoniales passées par Landru dans des journaux.
  • 11 femmes déclarées officiellement disparues y étaient inscrites.
  • Sa comptabilité révéla l'achat de plusieurs scies à métaux et à bûches,
  • Les noms des fiancées étaient associées à des heures (1er septembre 1917 Mme Buisson 10 h 15 ; 26 novembre 1917 Mme Jaume 5 h)
  • Des reçus de billets de train s'y trouvaient : un aller-retour (pour lui) et un aller simple (pour la femme).
  • Des débris humains dans un tas de cendres furent retrouvés dans un hangar, dans la cheminée et dans la cuisinière. On trouva également des agrafes, des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés lors des perquisitions chez Landru à Paris mais aussi à Vernouillet puis à Gambais.

En tout, la police retrouva 4,176 kg de débris d'os calcinés ainsi que 47 dents ou fragments de dents.

En juin 1919, les enquêteurs firent brûler dans la cuisinière une tête de mouton et un gigot de sept livres. Ils constatèrent que le tirage de la gazinière était excellent et que la graisse de la viande assurait une parfaite combustion.

Il semblerait que les victimes aient été découpées et que les corps (tronc, jambes, bras) furent enterrés dans des bois ou jetés dans des étangs tandis que les têtes, mains et pieds furent incinérés dans la cuisinière de la villa,.

Le 18 août 1920, le juge recensa  5 000 pièces au dossier LANDRU.

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Trois crânes, six mains, cinq pieds ! Et le plus difficile, mesdames et messieurs, le plus long à brûler, ce sont les intestins !

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Landru fascinait les foules. Son procès qui  s’ouvrit le 7 novembre 1921 devant la cour d'assises de Versailles passionna les contemporains et attira le Tout-Paris : Mistinguett, Raimu, Berthe Bovy ou Colette.

Ce fut un événement. Les trains furent pris d’assaut, la foule se bouscula à la porte de la salle d’audience ; dès l’aube on faisait la queue devant le palais de justice et l’assemblée ne fut pas déçue. Landru fut à la hauteur de sa notoriété et offrit un véritable spectacle à l'assistance!

Ses réparties célèbres animèrent le procès et lui apportèrent une note théâtrale.

La cuisinière dans laquelle il avait fait brûler les corps de ses victimes fut même transportée dans la salle d'audience.

Landru nia jusqu'au bout être l'auteur des crimes dont on l'accusait, concédant toutefois avoir volé et escroqué ses supposées victimes.

Il fit preuve à diverses reprises d'une éloquence souvent provocante devant la Cour, allant jusqu'à s'exclamer : « Montrez-moi les cadavres ! » ou "Si ces femmes ont des choses à me reprocher, elles n'ont qu'à porter plainte!"

Or, face à des témoignages accablants et une brassée de présomptions probantes, il est condamné à mort le 30 novembre 1921 et guillotiné à l'entrée de la prison de Versailles le 25 février 1922

Peu avant son exécution, alors qu'on lui proposa un verre de rhum et une dernière cigarette, Landru répondit : « Ce n'est pas bon pour la santé. » et refusa.

Au pied de l’échafaud, son avocat lui demanda si finalement, il avouait avoir assassiné ces femmes. Landru lui répondit : « Cela Maître, c'est mon petit bagage... ».

 

*****

LANDRU exécutait ces femmes à Gambais, un village situé à seulement dix minutes de chez moi...Ça fait froid dans le dos! Je passe régulièrement devant sa maison. Elle est désormais fermée et semble inhabitée. Son jardin est mal entretenu. Cette maison de l'horreur ressemble aujourd'hui à la maison de Mr et Mme tout le monde mais tout de même...C'est une sensation étrange que de passer devant.

*****

Ce livre reprend les véritables pièces du dossier et nous emmène au cœur de l'enquête.

 

Une lecture probablement très intéressante

et des moments de frissons garantis!

 

EXPOSITION

Du 23 mai au 15 septembre 2013

"LANDRU"

A partir du jeudi 23 mai, le Musée des lettres et manuscrits à Paris, propose une exposition exceptionnelle sur un cas mythique dans les annales judiciaires: "l’affaire Landru" et propose surtout un axe différent de cette affaire.

Plutôt que de commenter encore et toujours les multiples facettes de ce tueur en série doté d’une aura fascinante et glaciale, l’exposition proposera de découvrir tout le travail d’enquête qui a permis de le confondre. Une exposition inédite du dossier d’instruction, des pièces du procès, des coupures de presse de l’époque. 

La traque menée par l’inspecteur Jules Belin, le « profilage » (qui n’avait évidemment pas cette dénomination à l’époque) de l’assassin, et tout le cheminement policier qui mena à son arrestation.

 

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