"LA VERITE SUR L'AFFAIRE HARRY QUEBERT"

"LA VERITE SUR L'AFFAIRE HARRY QUEBERT"

Les mots sont à tout le monde, jusqu'à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c'est faux: il s'agit en fait d'un rapport aux gens.

Un auteur à succès, une histoire d'amour, une petite ville tranquille, une amitié entre deux hommes, des habitants originaux puis un corps retrouvé dans un jardin des années après le meurtre, une enquête qui s'ouvre de nouveau, des témoins, un coupable idéal mais est-ce le vrai coupable?...

 

Ce livre de 670 pages ressemble à des sables mouvants.

 

Au départ, on lit en tournant lentement les pages puis à force de les tourner, on plonge dans cette affaire sans même nous en rendre vraiment compte.

 

J'ai trouvé le début un peu long à mon goût, jusqu'à la moitié du livre environ.

Je le lisais, mais rien de palpitant.

 

Peut-être que l'effet médiatique salivant autour de ce livre m'a fait croire qu'il était captivant du début à la fin, et de ce fait, en l'ouvrant, je pensais qu'il me happerait instantanément et me laisserait en apnée mais ce ne fut pas le cas, c'est vrai.


Au fil des pages de la première moitié du livre, on avance lentement, le lecteur se balade.

 

 Il voyage aux états-unis et notamment dans la charmante petite ville d'Aurora. On fait connaissance avec les nombreux personnages, dont Marcus et Harry. On plonge avec aisance dans l'ambiance, l'intrigue s'installe lentement, il y a un début de suspens, c'est bien écrit. Par ailleurs, au milieu de tout cela il y a l'amour. Une histoire entre un homme très célèbre dans la région et une jeune fille du coin, que tous apprécient. Tous deux s'aiment éperdument mais leur histoire est compliquée, voir très compliquée, c'est pour cela qu'on aime la lire d'ailleurs mais aussi parce que c'est malgré tout, une belle histoire. On la suit avec une âme d'adolescent(e) parce qu'ils sont très ados dans leur relation...Mais nous sommes tous ados quand on est amoureux non?!

 

Il y a aussi ces  personnages qui savent des choses mais qui se taisent...

Pourquoi se taisent-ils? Que savent ils? 

 

Jalousies, coups bas, chacun sauve sa peau quelque part et le titre aurait pu être: «L'habit ne fait pas le moine»... et voilà qu'après environ 300 pages, un événement se produit, un de ces événements surprenants qui pique à vif la curiosité et c'est à ce moment précis que l'on plonge dans l'histoire! Le souffle retenu, on devient alors la caméra embarquée posée sur l'épaule de Marcus et des autres personnages.

 

On veut tout savoir, être là avant tout le monde avec l'impression de savoir des choses avant Marcus.

 

"LA VERITE SUR L'AFFAIRE HARRY QUEBERT"

Dans ce livre, il y a tellement de pistes que l'on se fait ses propres convictions, voir même des certitudes sur le ou les coupable(s) et sur ce qu'il s'est probablement passé mais après quelques pages, nos doutes tombent comme des châteaux de cartes et nos certitudes s'effondrent.

 

On fait forcément erreur, ce n'est pas la vérité. Et ça s'effondre tout le temps, c'est agaçant mais captivant.

 

Alors quelle est la vérité au sujet de cette gamine de 15 ans retrouvée morte dans cette petite ville tranquille d'Aurora? On a beau chercher et avoir fait le tour, on ne trouve pas puis vient la vérité. Oui! ça ne pouvait être que cela! Alors on sent la fin arriver, tout est bien qui finit bien, the end etc...on va quitter avec  cette ville et ces personnages. Il ne reste qu'une vingtaine de pages, c'est la fin...MAIS, parce qu’il y a un MAIS.

 

Alors que l'on pensait refermer ce livre, il se passe un nouvel événement. Quoi? ...Comment moi lecteur, n'y ai-je pas pensé?

 

Et c'est reparti, dernière ligne droite, on veut savoir, on tourne les pages, on ingère les nouvelles informations et de nouveau, on bascule de tête baissée dans l'histoire.

 

La pelote de nœuds qu'était cette enquête se défait comme par évidence, naturellement, sous vos yeux, tout s'explique, tout est clair.

 

C'est une fin assez intelligente. Il fallait y penser!

 

Pour conclure je dirai que ce livre est piquant, étonnant, et le tout est plutôt bien ficelé.

 

Investir le lecteur dans une telle intrigue et le tenir en haleine par tant de rebondissements et coups de théâtre dans sa deuxième moitié du livre, avec mille chemins possibles, sans que ce soit complètement brouillon, n'est pas chose facile et là, l'exercice est réussi avec brio! Pour cela je dis BRAVO!

 

Après ce roman méritait-il un tel engouement médiatique?...Je ne crois tout de même pas.

 

Ce que je pourrais reprocher :

 

- Une certaine lenteur au démarrage, disons que l'auteur a prit le temps de bien poser la situation, les personnages, l'ambiance etc. Ce n'est pas un reproche. Pourquoi pas. Pour ma part, je pense que plus court n'aurait pas été plus mal. Début trop long.

 

- Les nombreux personnages: Ils sont tous intéressants mais pour retenir qui est qui, ce n'est pas toujours évident. Il faudrait se faire des petites notes...

 

- La philo «de comptoir» de ci et là fait sourire et le style est peut être un peu «fleur bleue» parfois mais bon....On aime les fleurs bleues non?

 

Pour conclure je dirai que si un pavé de 670 pages ne vous effraie pas, alors lisez-le!

Joël Dicker, né à Genève le 16 juin 1985, est un écrivain suisse. Après sa scolarité, Joël Dicker part suivre le Cours Florent à Paris puis revient étudier  le droit à l’Université de Genève et en sortira diplomé. À l’âge de dix ans, il fonde La Gazette des animaux, qu’il dirigera pendant sept années et qui lui vaudra de recevoir le Prix Cunéo pour la protection de la nature et d’être désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève.  Il écrit ensuite ses premiers textes. Une première nouvelle de trente trois pages, Le Tigre, est remarquée dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs destiné aux 15-20 ans à Lausanne, et publiée dans le recueil des lauréats aux éditions de l’Hèbe4.  En 2010, il reçoit le Prix des écrivains de genève pour son premier roman "Les Derniers Jours de nos pères" puis publie son second roman, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" en septembre 2012 et obtient grâce à celui-ci, le Grand Prix du roman de l'Académie française mais également le prix Goncourt des lycéens 2012Joël Dicker, né à Genève le 16 juin 1985, est un écrivain suisse. Après sa scolarité, Joël Dicker part suivre le Cours Florent à Paris puis revient étudier  le droit à l’Université de Genève et en sortira diplomé. À l’âge de dix ans, il fonde La Gazette des animaux, qu’il dirigera pendant sept années et qui lui vaudra de recevoir le Prix Cunéo pour la protection de la nature et d’être désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève.  Il écrit ensuite ses premiers textes. Une première nouvelle de trente trois pages, Le Tigre, est remarquée dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs destiné aux 15-20 ans à Lausanne, et publiée dans le recueil des lauréats aux éditions de l’Hèbe4.  En 2010, il reçoit le Prix des écrivains de genève pour son premier roman "Les Derniers Jours de nos pères" puis publie son second roman, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" en septembre 2012 et obtient grâce à celui-ci, le Grand Prix du roman de l'Académie française mais également le prix Goncourt des lycéens 2012

Joël Dicker, né à Genève le 16 juin 1985, est un écrivain suisse. Après sa scolarité, Joël Dicker part suivre le Cours Florent à Paris puis revient étudier le droit à l’Université de Genève et en sortira diplomé. À l’âge de dix ans, il fonde La Gazette des animaux, qu’il dirigera pendant sept années et qui lui vaudra de recevoir le Prix Cunéo pour la protection de la nature et d’être désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève. Il écrit ensuite ses premiers textes. Une première nouvelle de trente trois pages, Le Tigre, est remarquée dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs destiné aux 15-20 ans à Lausanne, et publiée dans le recueil des lauréats aux éditions de l’Hèbe4. En 2010, il reçoit le Prix des écrivains de genève pour son premier roman "Les Derniers Jours de nos pères" puis publie son second roman, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" en septembre 2012 et obtient grâce à celui-ci, le Grand Prix du roman de l'Académie française mais également le prix Goncourt des lycéens 2012

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