Barnabé

Barnabé

Le petit village de Montdunon, en Charente, est situé bien loin des grandes villes, de la circulation routière , de l’air étouffant, des métros bondés, des gens énervés et pressés, de la vie stressante que nous pouvons connaître dans les grandes agglomérations.

Ici, à Montdunon, le temps défile lentement, le calme apaise les esprits les plus tourmentés. Dans ce petit village, la nature règne en maître. Les pierres sont chargées d’histoires, les arbres odorants murmurent leurs secrets. Au détour d’une promenade, on peut apercevoir des châteaux fortifiés, des abbayes, des églises datant du moyen-âge. Des chemins isolés dans la vallée conduisent à des grottes, des monuments, des lieux historiquement riches en mémoire.

L’Argentor, la rivière de la vallée, se faufile à travers les prés, les bois ou les forêts. Elle se cache sous les viaducs, glisse sous les ponts, remplit les lavoirs et traverse les villages...

Pour un parisien ou un provincial, ce petit village, ses coutumes et ses habitants, paraissent moyenâgeux, mais n’allez pas croire qu’il ne s’y passe jamais rien. Bien au contraire ! A Montdunon, il y a des histoires...

Celles du passé que l’on tait à jamais parce qu’elles dérangent, ou n’ont plus lieu d’être évoquées. Celles que l’on glisse dans l’oreille de sa voisine, qui la glisse de nouveau dans celle de son voisin...Celles que l’on murmure le jour du marché, mais aussi celles que l’on clame haut et fort sur la place du village.

BarnabéBarnabéBarnabé
BarnabéBarnabéBarnabé

A Montdunon, il y a aussi des gens ordinaires mais aussi des personnalités respectées comme le Docteur Chaumont, un homme plein de bonté que tous apprécient.

- Il y a M. le Maire, à qui tous sourient parce qu’il s’agit du maire, mais que certains soupçonnent de ne pas être très honnête....

- Il y a aussi Fabienne, professeur d’histoire du lycée, une femme respectable et cultivée.

- Madame Bonnet, une vieille dame plus rapide qu’Internet pour faire circuler les informations, autrement dit colporter les ragots...

Mais il n’y a pas que des adultes ou des vieillards dans ce village, il y a aussi des jeunes comme Olivier, le fils du maire et pompier de la région, fraîchement décoré pour son courage et son professionnalisme.

- Il y a Vanessa, une jeune parisienne métisse venue vivre chez sa tante. La plus belle fille du village, que tous les garçons convoitent. Vanessa ne se plaît pas vraiment ici, elle trouve que les habitants sont des ploucs, que le village est ringard, mais elle n’a pas eu le choix. Heureusement, il y a son petit ami qui n’est autre que le jeune Olivier, et qui l’emmène en boite de nuit à Limoges, la sort un peu de ce trou perdu.

Et puis il y a une personne que tout le monde connait au village : Barnabé.

Barnabé est adulte mais encore un enfant dans son esprit. Il vit chez sa grand-mère depuis toujours et depuis la mort de son père, elle s’occupe seule de lui. Elle n’est pas très riche mais elle lui offre un cadre de vie agréable et l’amour nécessaire pour qu’il s’épanouisse au mieux. Cependant Barnabé sait qu’il n’est pas comme les autres pourtant, il rêve de faire partie de la bande des jeunes du village, aimerait comprendre ce que les autres racontent, aimerait savoir faire des choses tout seul, et rêve de séduire Vanessa, mais il conscient qu’il ne le peut pas.

Il s’invente alors des mondes rassurants, ceux de son enfance, des livres lus lorsqu'il était petit et s’accroche aux détails futiles qui n’intéressent que lui, mais par lesquels il profite pleinement de ce que la vie lui offre. Barnabé est, malgré son retard mental, un homme gentil et serviable. Sa grand-mère l’infantilise, ne lui donne pas beaucoup de liberté, certainement par crainte, parce qu’elle n’a plus que lui et parce qu’elle le sait différent...

BarnabéBarnabéBarnabé
BarnabéBarnabéBarnabé

Barnabé aime les ballades. Elles lui permettent de s'évader, d'inventer, d'imaginer, d'observer. Il aime la musique, les livres, les animaux, la confiture sur ses tartines le matin, les scooters. D’ailleurs, comme il vient d’être embauché par la Mairie pour travailler aux espaces verts, pour sa plus grande joie et celle de sa grand-mère, il économise et s’achète un scooter rouge. Il n’a pas le droit d’aller loin, mais ce n’est pas très grave. Ce qui lui importe c’est d’en avoir un pour être comme les autres jeunes, pour acquérir de la liberté, pour Vanessa...

A Montdunon, il y a aussi des fêtes attendues des habitants du coin, des fêtes comme on les fait dans les petits villages. On accroche des lampions dans la ville et puis le jour de la fête, il y a le traditionnel discours de M. le maire sur la place, le défilé de majorettes, de la fanfare et puis le bal. Il y a aussi la fête du melon au mois d'Août.

Ces fêtes sont bien loin des grands événements que l'on peut trouver dans d'autre grande ville, et paraissent souvent bien ridicules aux yeux des provinciaux, pour les villageois de Montdunon, elles sont très importantes.

Barnabé joue du tuba dans la fanfare. Il joue comme son père jouait autrefois. Cette passion lui avait même valu de rencontrer Catherine, la mère de Barnabé.  Catherine n’a jamais connu son fils. Elle est morte en couches, comme on disait autrefois. Le Dr Chaumont connait la vérité autour de la naissance de Barnabé, c’est pour cela qu’il est très attaché à lui...

Le 14 juillet approche. Barnabé doit défiler dans les rues, parmi la fanfare... Peut-être réussira-t-il lui aussi à séduire Vanessa ?

BarnabéBarnabé

Ce petit village paisible vivant au rythme du quotidien commence à être perturbé lorsqu’une vague d’incendies se déclare dans la région. Barnabé aimerait bien être pompier pour aller les éteindre, mais il sait qu’il ne sera jamais comme cet Olivier qui les combat avec bravoure. Alors Barnabé note chaque incendie, les dates et les lieux.

Les villageois commencent à spéculer sur ce pyromane... Qui peut bien mettre le feu ainsi ? Mais un jour, un témoin aperçoit le scooter rouge de Barnabé près du lieu d’un incendie.

Barnabé est donc arrêté et placé en garde à vue. Plusieurs éléments laissent penser qu’il est le pyromane, responsable des incendies.

Certains pensent que Barnabé ne ferait jamais une chose pareille parce qu’ils le connaissent depuis toujours mais il n'en demeure pas moins que Barnabé est handicapé mental...Et si cette drôle d'idée lui était venue en tête?

Certains le pensent coupable, d’autres refusent d’y croire, notamment le Docteur Chaumont. Toutefois, si ce n’est pas Barnabé le responsable, qui est-ce ?

BarnabéBarnabéBarnabé

Ce roman est une promenade au cœur d’un petit village loin de tout.

L’auteur nous fait de suite aimer cette région par ses descriptions simples et belles. Chaque détail peut s’imaginer, se sentir, se voir. L’écriture est agréable, le vocabulaire est employé avec simplicité, sans ambition d’épater le lecteur par sa complexité. La lecture est donc très agréable.

Le livre se découpe en vingt-six chapitres où, tour à tour, les personnages prennent vie et expriment la vision de leur vie, du village, ou des événements qui s’y passent. Chaque chapitre est écrit dans un style littéraire propre à chaque personnage et selon le personnage intervenant, le langage utilisé diffère. Il est courant, parfois soutenu ou familier. L’idée est bien trouvée. Il est aisé de deviner par la suite quel personnage intervient, juste par le style et le langage utilisé.

Les personnages de l’histoire ont tous une personnalité intéressante. Je peux dire pour avoir vécue dans un petit village que leur profil est très réaliste de ceux des villageois. L'esprit y est très bien décrit également.

A travers cette lecture, on peut ressentir l’envie qu’à l’auteur de faire vivre ce petit village avec simplicité mais goût. Les détails et ambiances y sont nombreux mais parfaitement décrits.

Les descriptions plantent le décor sans être pesantes. Elles guident le lecteur tel un touriste, et l’emmènent sans le forcer à découvrir ce « petit coin de terre de France », comme disait Louis Aragon, au sujet de la maison à la campagne dans laquelle il vécut jusqu’à la fin de ses jours.

Les phrases sont parfois un peu longues et semblent maladroites lorsque Barnabé s’exprime. Ses chapitres sont écrit comme un enfant écrirait, donc écrites de façon très primaire. Cependant, on s’y fait rapidement au fil de la lecture.

Ce roman invite le lecteur à suivre Barnabé, un être différent mais attachant. On ressent beaucoup de respect pour la région et ses habitants, à travers cette histoire. L’auteur prend le temps d’évoquer les choses les plus banales sans pour autant les rendre inintéressantes ou plomber l’histoire. Barnabé est handicapé mental mais sa personnalité donne envie de le connaitre davantage.

Je trouve le dénouement trop rapide. Je regrette que l'enquête ne fut pas plus développée. Davantage de détails et d'intrigue auraient été jubilatoire surtout lorsque l'on connait par la suite le coupable...

Ce n’est pas une lecture comme les autres. C’est un bol d’air frais, un peu comme celui que l’on respire lors de nos vacances, un repos, une pause. Ce livre emporte le lecteur malgré lui à la découverte d’une histoire originale, simple et attendrissante, comme l’est Barnabé.

Au milieu des polars que je lis habituellement, cette histoire d'un style bien différent, m’a permise de voyager un peu...

"Barnabé" est un hommage à ces petits villages reculés, parfois ignorés mais pourtant si charmants et aux personnes ordinaires qui les composent.

Saint-Fromond est un écrivain baladeur, atrabilaire et sauvage. Un tantinet agoraphobe, il recherche le calme des sentiers de montagne ou de forêt où il cueille les pensées et les sensations qui deviendront l’âme de ses romans. Il est amoureux des pierres, des bâtisses et de leur histoire. Dans ses romans, les lieux où vivent les personnages ont une place particulière, au point d’en devenir également des personnages à part entière. Il aime lire Umberto Eco, Pierre Magnan, Peter Tremayne, Anne Perry, et tant d’autres.  Enfin, il pense que les livres sont plus importants que les auteurs, faisant sienne cette phrase d’Umberto Eco dans l’Apostille au nom de la rose : « L’auteur devrait mourir après avoir écrit. Pour ne pas gêner le cheminement du texte ». Alors s’il ne montre pas son visage, ce n’est pas par timidité mais pour laisser toute la place à ses romans.Saint-Fromond est un écrivain baladeur, atrabilaire et sauvage. Un tantinet agoraphobe, il recherche le calme des sentiers de montagne ou de forêt où il cueille les pensées et les sensations qui deviendront l’âme de ses romans. Il est amoureux des pierres, des bâtisses et de leur histoire. Dans ses romans, les lieux où vivent les personnages ont une place particulière, au point d’en devenir également des personnages à part entière. Il aime lire Umberto Eco, Pierre Magnan, Peter Tremayne, Anne Perry, et tant d’autres.  Enfin, il pense que les livres sont plus importants que les auteurs, faisant sienne cette phrase d’Umberto Eco dans l’Apostille au nom de la rose : « L’auteur devrait mourir après avoir écrit. Pour ne pas gêner le cheminement du texte ». Alors s’il ne montre pas son visage, ce n’est pas par timidité mais pour laisser toute la place à ses romans.

Saint-Fromond est un écrivain baladeur, atrabilaire et sauvage. Un tantinet agoraphobe, il recherche le calme des sentiers de montagne ou de forêt où il cueille les pensées et les sensations qui deviendront l’âme de ses romans. Il est amoureux des pierres, des bâtisses et de leur histoire. Dans ses romans, les lieux où vivent les personnages ont une place particulière, au point d’en devenir également des personnages à part entière. Il aime lire Umberto Eco, Pierre Magnan, Peter Tremayne, Anne Perry, et tant d’autres. Enfin, il pense que les livres sont plus importants que les auteurs, faisant sienne cette phrase d’Umberto Eco dans l’Apostille au nom de la rose : « L’auteur devrait mourir après avoir écrit. Pour ne pas gêner le cheminement du texte ». Alors s’il ne montre pas son visage, ce n’est pas par timidité mais pour laisser toute la place à ses romans.

 

Pour tout savoir sur SAINT-FROMOND,

 

et retrouver ses œuvres, visitez son site internet:

 

Retrouvez-le également sur sa page facebook:

Rédigé par Nath Alie

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :