Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)

Publié le 30 Juin 2013

Note:
Sa vie dans les yeux d\'une poupée
Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)

- Mon petit Gérard, cette nuit, je dormais de ce sommeil du juste. Avoue que ça fait un moment que je n'ai fait chier personne avec mes coups audacieux et j'attendais à ce qu'en retour, on me foute la paix méritée.
- Je plussoie Boss. C'est vrai que le drapeau était plutôt vert, dernièrement.
- Et voilà qu'à deux heures du matin, un drôle de bruit me sort du coaltar. Je me lève et je gaule trois guignols habillés en deuil en train de me flinguer mon parterre de fleurs et d'y creuser une baignoire.
- Moi j'aurais défouraillé aussi sec.
- C'est ce que j'ai fait, grand, tu vas pas m'apprendre les manières.

« Akhänguetno et sa bande » est une lecture dont on ne ressort pas indemne.

À la fin du livre, mes zygomatiques étaient douloureux, mes yeux brillants de larmes (de rire),  mon cœur en pleine crise de tachycardie, et mon âme toujours coincée entre ses pages. Il m'a été très difficile de revenir sur terre directement après avoir suivi la bande.

Cette lecture est hautement addictive alors attention! Je vous conseille de ne pas commencer la lecture de ce livre entre deux rendez-vous ou juste avant de partir travailler sans quoi, vous pouvez d'ores et déjà annuler tout ce que vous aviez de prévu et prétexter une grippe fulgurante à votre boss!

Car ici, le boss c'est TONTON! Et c'est lui qui vous mènera sur 180  pages.

Cette histoire si originale aux senteurs de San-Antonio ne peut que vous séduire. Ce n’est pas du sous Frédéric Dard mais réellement le style Samuel Sutra.

Loufoque, cocasse, sérieux, intriguant, drôle et très prenant.

L’intrigue et l’enquête sont passionnantes. L’écriture est un véritable plaisir pour les yeux, les dialogues sont savoureux et pimentés, façon Audiard.

Assurément, certaines phrases pourraient même devenir cultes...

Quand t'as une montre, tu connais l'heure. Quand t'en as deux, t'es plus sur de rien. (TONTON)

Les mots sont fleuris, le scénario est totalement improbable mais pourtant ici, tout semble parfaitement crédible. L'humour est omniprésent même quand c'est très sérieux et c'est certainement le point fort de l'auteur.

La première page donne le ton, le reste est dans la continuité. Mais ne vous méprenez pas, je maintiens que cette histoire est très sérieuse.

Les personnages de l’histoire marquent l’esprit par leur nom mais aussi par leur personnalité très différente. L'auteur les rend complémentaires ce qui crée une sacré équipe que l'on suit avec bonheur!

Il y a entre autres:

- Erroll lingston

- Jonathan Danssocre

- Gérard (le garde du corps) et Pierre (son neveu)

- Mamour, (aveugle mais le seul au QI supérieur aux autres, ce qui n’est pas vraiment difficile lorsque l’on s’aperçoit du QI de la bande qui, à eux tous, doit bien atteindre celui d’un enfant de 12 ans)

- Donatienne, (la bonne à faire mais que fait elle ? Pas grand-chose...)

et enfin TONTON, THE big boss.

Dès la première page, le lecteur le découvre pour ne plus réussir à le quitter. Tonton mène la danse pendant toute l’histoire, son histoire.

Un 45 mm dans la poche, barreau de chaise fumant entre les dents, haleine de prune ou autre désaltérant peu recommandable en cas de fragilité intestinale, il ne manquera pas de capter votre attention et de s’imprimer dans votre mémoire.

Aidé tant bien que mal par son équipe d’histrions attardés, il lui faudra savoir coûte que coûte qui a osé venir chez lui, en pleine nuit, pour tenter de lui voler un mort (ou autre) enterré dans son jardin ! Et TONTON n’est pas le genre d’homme à prendre du recul sur les choses ou à rire quand on lui tient le menton en chantant « je te tiens, tu me tiens par la barbichette... ». Il est plutôt du genre à vous coller une mandale et vous faire cracher vos dents et ce, même si vous n’avez pas souri du tout.

Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)

- Tonton, sans charre, des macchabées, t'en as partout. Ton parc, c'est Pompéi! T'as traversé une période solde où tu as liquidé à tour de bras. A tel point que les derniers, tellement qu'on manquait de place, j'ai dû les enterrer debout!
- Gérard, je vais avoir besoin de toi. C'est pas anodin de venir piquer un mort dans un jardin. Je veux savoir qui on m'a fauché.
- T'es en train de me dire que tu ne te souviens pas qui on a enterré là?
- De qui TU as enterré là. Excuse la précision même si c'était à ma demande.

Je me devais donc de rédiger une chronique digne de ce livre, à la hauteur de Tonton. Il était impossible, question de survie, d’écrire deux ou trois lignes ou même de raconter n’importe quoi... ! J’ai bien lu le livre et je peux vous dire qu’un mot en trop ou en moins aurait suffit pour déclencher la fureur de Tonton, et je me serais moi aussi retrouvée enterrée sous son parterre de pensées !

J’ai donc longuement réfléchi à la tournure à donner à cette chronique. Je l’ai plusieurs fois écrite, effacée puis recommencée, quand soudain j’ai eu l’idée (ou le culot), de vouloir faire appel à TONTON en personne. Oui, c’était risqué, j’en avais conscience, et peu probable qu’il soit favorable à cette rencontre, mais s’il acceptait mon interview je ne risquais pas de rédiger n’importe quoi et de le voir débarquer chez moi de façon inattendue.

J’ai alors contacté Samuel Sutra, son biographe, qui m’a donné ses coordonnées téléphoniques tout en me prévenant des éventuels dangers. Je ne me suis pas démontée pour autant, j’ai configuré mon mobile en mode numéro anonyme, et l’ai appelé hier.

Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)

Bruno, je lui dis n'importe quoi, il comprend tout. Gérard, je lui dis tout, il comprend n'importe quoi. (TONTON)

Après plusieurs sonneries suivies d’un gémissement puis d’un grand fracas dans le combiné, témoignant que la personne venant de décrocher était littéralement tombée au sol, Donatienne, la bonne, s’adressa à moi dans un français un peu collant et pâteux, laissant penser qu’elle avait plus d’alcool que de sang dans les veines.

J’ai donc essayé de lui expliquer avec des mots simplifiés la raison de mon appel. Après plusieurs minutes de silence, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle bredouilla une phrase voulant dire que Tonton acceptait mon invitation et qu’il se rendrait chez moi dès le lendemain matin !

Il va sans dire que je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai potassé mes questions de longues heures et ce matin, en me levant, j’ai tenté de penser à tout : clefs voiture + maison cachées chez le voisin, argenterie rangée dans le grenier, tableaux ou sculptures de valeurs planqués aussi, les enfants chez les grands-parents, téléphone mobile prêt à appeler le 17, renforts humains cachés aux alentours en cas de besoin.

Pour qu’il se sente accueilli comme il se doit et se détende, j’ai veillé à disposer sur la table des boissons fraîches, des cigares, mis de côté des alcools forts au cas où , et crée une ambiance intimiste et confortable.

Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Seth, et Ra)

Après une demi-heure d’attente insoutenable.... aux alentours de 10h30, j’aperçus enfin une Mercedes noire se garer dans ma cour. La portière conducteur s’ouvrit, un type en sortit, mais il ne me paraissait pas être le Tonton en question. La portière arrière s’ouvrit à son tour, un autre type en sortit et cette fois-ci, je reconnus Tonton. Vêtu d’un costume de luxe rayé gris, chapeau Panama assorti, cigare au coin des lèvres, il regardait autour de lui. J’étais très tendue et les observais, histoire de voir à qui j’allais avoir affaire. Je n’ai pas pour habitude de fréquenter des types du grand banditisme !

Tonton se remonta les précieuses avec énergie, puis se dirigea vers ma porte d’entrée. L’autre type referma sa portière et le rejoignit rapidement. Je replaçais mes cheveux, me raclais quelques fois la gorge, affichais un large sourire et ouvris la porte.

Tonton, s’arrêta net devant moi. Il me scrutait lentement de la tête aux pieds quand le type qui le suivait, ne l’ayant pas vu s’arrêter, se heurta vigoureusement à lui. Tonton se retourna et lui jeta un regard plus noir que noir, ce qui ne me mit pas super à l’aise... ! L’individu lui fit signe qu’il était désolé.

Je tendais la main vers Tonton quand il se pencha délicatement et me donna le baisemain ! Quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à autant de classe de sa part !

Je l’invitais alors à avancer dans la salle et le suivis. J’étais très impressionnée, si impressionnée que j’en oubliais de saluer l’autre homme. Cela dit, si je ne m’étais pas éloignée, je pense que ce dernier m’aurait probablement collé une main aux fesses en passant ! Lorsque je réalisais que je l’avais oublié, je me tournais pour le saluer et m’aperçus qu’il était en train de reluquer mon...!!!

Bref, nous prîmes place autour de la table.

J’inspirais profondément, l’interview allait commencer...

 

TOUT PROCHAINEMENT et en exclusivité,

A NE PAS MANQUER SUR CE BLOG !!!

l’interview de Tonton.

 

Il livre SA version de l'histoire...

C'est franc, sans langue de bois mais à coup sûr,

vous courrez chez votre libraire vous procurer son histoire...

 

Rédigé par Nath Alie

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